French
L’aspiration humaine à l’universel trouve l’une des ses résolutions ultimes dans la grâce filiale. L’universalité de la condition filiale est discernable à partir de la théologie paulinienne du corps du Christ. Au sein du corps ecclésial, les identités natives particulières, souvent chargées d’hostilité, sont à la fois assumées et dépassées, sous la puissance universalisante de la grâce filiale. Ce mouvement d’universalisation se vérifie à chaque fois que sont renversés les clivages les plus enracinés. Les brèches inédites et les paix improbables sont anticipées et exemplifiées par l’œuvre de réconciliation accomplie par le Christ Jésus sur la croix. À travers une relecture de Paul, l’objectif de l’article est de proposer une dialectique féconde entre l’universalité de la condition filiale et l’assomption des identités particulières, subverties et rénovées.
Faculty
Faculté de théologie
Department
Département des Sciences de la foi et des religions, Philosophie