Doctoral thesis

Rethinking Agricultural Cooperatives in Kyrgyzstan : Towards a Postcapitalist Approach to Cooperation in Postsocialism

SPR

  • Fribourg, Switzerland, 2020

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Thèse: Université de Fribourg (Suisse), 2020

English French In the last three decades, community-based approaches have gained acclamation worldwide as a way to promote sustainable and inclusive development and, in ex-socialist countries in Central and Eastern Europe and the Former Soviet Union, as a way to support the “transition” towards a market economy. International donors have attempted to establish formal institutions for cooperation in local communities; among these, service cooperatives have promised a democratic and market-fit alternative to socialist collective farms. Kyrgyzstan’s liberalised economy after its independence from the Soviet Union in 1991 has been a fertile ground for experiments with models of institutionalised cooperation – including agricultural cooperatives. However, today the dominant framing considers most cooperatives in thecountry as failed and explains this apparent failure through forms of historically inherited negative attitude towards cooperation. This research aims to provide an alternative reading of agricultural cooperatives in Kyrgyzstan in order togenerate more positive affects than the feelings of failure and inadequacy produced by the dominant framing. I focus on the promotion of agricultural cooperatives in rural Kyrgyzstan by international actors and on how local communities reinterpret and renegotiate a formal institution for cooperation promoted by external actors. I thereby illustrate how international actors uphold a specific model of cooperatives –as a tool on a prescribed route towards a teleological fantasy of development – and how local actors incorporate, and thereby reframe, this model in their everyday. I do this through an ethnographic engagement with villagers in Pjak, in the north-east of the country, and in particular with the practices and representations that emerge in relation to a local cooperative, Ak-Bulut. My analysis represents an entry point for rethinking not only cooperatives but also well-established economic theories and models – not only in Kyrgyzstan or in other ex-socialist countries in Central and Eastern Europe and the Former Soviet Union, but globally. The focus on the promotion of cooperativesopens a broader reflection on how communities and individuals locally rearticulate global processes of neoliberalisation and marketisation. I thus interrogate the ways in which hegemonic discourses on the economy, development and modernity produce particular kinds of subjectivities and affects and their consequences on material inequalities; simultaneously, I explore the room for individual agency – forresistance and contestation – that emerges from the discontinuities of these hegemonic discourses. As a way to reinforce and expand this agency, I propose an approach to cooperatives and cooperation in postsocialism – a postcapitalist, postfantasmatic and relational approach – that invites to assume an open,anti-essentialist stance to engage with communities in the here and now. This approach, I argue, is relevant (and indeed needed) globally, especially in the present context of rising nationalist and authoritarian forces. Repenser les coopératives agricoles au Kirghizistan. Vers une approche post-capitaliste de la coopération dans le post-socialisme. Les approches participatives bottom-up ont été saluées dans le monde entier d’une part, pour leur capacité à promouvoir un développement durable et inclusif, et dans les anciens pays socialistes d’autre part, pour leur propension à soutenir la « transition » vers une économie de marché. Les bailleurs de fonds internationaux ont tenté de créer des institutions formelles de coopération dans les communautés locales ; parmi celles-ci, les coopératives de services – en opposition aux fermes collectives socialistes – ont promis une alternative démocratique et adaptée au marché. L’économie libéralisée du Kirghizistan après son indépendance de l’Union Soviétique en 1991 a été un terrain fertile pour expérimenter divers modèles de coopération institutionnalisée – dont les coopératives agricoles. Cependant, le discours dominant aujourd’hui considère que la plupart des coopératives du pays sont un échec, et attribue cet échec apparent à des formes d’attitude négative envers la coopération, héritées du passé. Cette recherche vise à fournir une lecture alternative des coopératives agricoles au Kirghizistan, afin de générer des affects plus positifs que le sentiment d’échec produits par le discours dominant. Je me concentre sur la promotion des coopératives agricoles par les acteurs internationaux et sur la façon dont les communautés locales réinterprètent et renégocient une institution formelle de coopération promue par des acteurs externes. J’illustre ainsi comment les acteurs internationaux soutiennent un modèle spécifique de coopératives – en tant qu’outil au sein d’une voie prescrite vers un fantasme téléologique du développement – et comment les acteurs locaux intègrent, et ainsi recadrent, ce modèle dans leur quotidien. Cette analyse se fonde sur mon engagement ethnographique avec les pratiques et représentations qui émergent en relation avec une coopérative locale dans un village dans le nord du pays. Mon analyse constitue un point d’entrée pour repenser non seulement les coopératives, mais aussi des théories et modèles économiques bien établis – au Kirghizistan, dans d’autres pays ex-socialistes d’Europe Centrale et Orientale et de l’ancienne Union Soviétique, et plus généralement à l’échelle mondiale. L’accent sur la promotion des coopératives permet d’ouvrir une réflexion plus large sur la manière dont les communautés et les individus réarticulent localement des processus globaux de néolibéralisation et de marchandisation. J’interroge ainsi les façons dont les discours hégémoniques sur l’économie, le développement et la modernité produisent des types particuliers de subjectivités et d’affects, ainsi que leurs conséquences sur les inégalités matérielles. Simultanément, j’explore l’espace pour l’action individuelle – pour la résistance et la contestation – qui émerge des discontinuités de ces discours hégémoniques. Afin de renforcer et d’élargir cette capacité d’action, je propose une approche – post-capitaliste, post-fantasmatique et relationnelle – aux coopératives et à la coopération dans le postsocialisme, invitant à adopter une position ouverte et anti-essentialiste pour s’engager avec les communautés dans le présent. Je maintiens que cette approche est pertinente – et nécessaire – à l’échelle mondiale, en particulier dans le contexte actuel de montée des forces nationalistes et autoritaires.
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